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[i553]
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DE LA VILLE DE PARIS.
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191
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CCCXLIIL ---- ASSEMRLÉE POUR LES AFFAIRES DE LA VlLLE.
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28 juillet 1553. (B fol. 182 r°.) O
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Du xxviii0 jour de Juillet m v° lui.
En Assemblée, le jour d'huy faicte en l'Hostel de la Ville de Paris, de mess™ les Prevost des Marchans, Eschevins, Conseillers de ladite Ville, sur la reception du sr de Marivaulx, selon et ainsi qu'il est contenu es lettres patentes du Roy;
A esté deliberé et conclud que, quant à present led. sr de Marivaulx ne seroit point receu, mais que l'on yroit faire remonstrances au Roy à ce requises et necessaires; et pour ce faire a esté esleu et pryé monsr m° Christophle de Thou, Prevost des Marchans, s'il luy plaist en prendre la charge. Ce neantmoings et que la conclusion et resolution de l'Assemblée feust telle que dessus, par le recueil des voix faict par Monsr le Prevost en la maniere acoustumée, led. sr Prevost a esté d'advis et luy a semblé que le meilleur et le plus expédient estoit de laisser et souffrir jouyr led. sr de Marivaulx du pouvoir tel qu'il avoit pleu au Roy luy donner et accorder par
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ses lettres patentes présentées par led. sr de Marivaulx <2>. L'on debvoit respondre que l'on empeschoit que led. sr de Marivaulx ne jouist et usast du povoir porté par icelles sans prandre, pretendre ny entreprendre plus avant que ce qu'il a pleu au Roy luy donner et octroyer par lesd, lettres; et sans que soubz umbre dud. povoir et du contenu esd. lettres, il peut entreprandre aucune auctorité en la Maison de ceans ny sur les droictz, aucthoritez, franchises et libertez de lad. Ville ny des officiers d'icelle, et sans ce que led. sr de Marivaulx peult escripre aucunes lettres concernant le faict de la fortification et pour ce regard seullement, qu'elle ne fussent et soient premierement comunicquées à mesd. s" les Prevost et Eschevins : à ce que le tout sc conduise unanimement et que le tout aille par un mesme moyen et sans aucune division et disension.
Et sur ce le Conseil s'est levé, et ce sont Mess" departis.
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Sire,
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CCCXLIV. —-
29 juillet i553
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Lettres au Roy.
. (B fol. 183 r°.)
que nostre Recepveur est prest de fournir et ne demande autre chose que à en vuider ses mains; par tant, reste à recepvoir la somme de c vmm cli tournoiz.
"Nous avons au jour d'huy faict venir tous les notaires de vostre Chastelet de Paris, les avons fort priez de nous ayder et secourir pour le recouvrement de lad. somme qui reste à fournir; et après avoir conferé ensemble, ont esté d'advis tel que nous vous envoyons, lequel a esté signé par les procureurs de leur communaulté; suivant lequel nous leur avons faict dresser une provision, laquelle nous vous envoyons pareillement, non pas si ample que lesd, notaires la demandoient. ll nous asemble, sauf vostre meilleur advis et reserve sur ce qu'il vous plaira en ordonner, que lesd, notaires se povoient et devoient contanter que les deffences fussent faictes cn vostre Ville, Prevosté et Vicomté de Paris et Ysle de France tant seullement.
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«Nous avons receu les deux lettres, lesquelles il vous a pleu nous escripre'3', et entendu la creance du seigneur du Boys Daulphin, tant pour le regard des cens et rentes que pareillement pour ce qui reste à recepvoir de la somme de troys cens mille livres.
« Quant aux cens et rentes, nous en ferons, comme nous avons faict jusques à ycy, toute la diligence qu'il nous sera possible : qui est ce que nous povons faire; vous advisant que les deniers viennent bien à mal aise pour ce temps cy, et il y a bien grande difficulté à les recouvrer, comme nous avons faict entendre par le menu aud. sr du Boys Daulphin.
« Quant aux troys cens mil livres, nous avons receu jusques à huy neuf vingtz unze mil huit cens quarante neuf livres: sur ce, payé à vostre Recepveur General de Paris la somme de huit vingtz dix mil cinq cens xxun livres m solz tournoiz; reste la somme de xxim 111e xxun livres xvii solz tournoiz,
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O Au Registre, ce Procès-verbal vient après l'article ci-dessus CCCXXXV.
<2) La teneur de ces lettres est rapportée ci-dessus art. CCCIV.
t3' En date du 24 et du 26 juillet : ci-dessus art. CCCXXXVIII et CCCXLIl; voir cependant la note 3 de la page 187.
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